LES SOUTIEN PSYCHOLOGIQUE :

Le suivi psychologique en PMA mis en lumière
par le Docteur Barrali-Golstenne, radiologue, spécialisée en échographie gynécologique

Le Docteur Emmanuelle Barrali-Golstenne, radiologue, spécialisée en échographie gynécologique, obstétricale et pédiatrique, a eu l’occasion de suivre de nombreux couples lors d’une procédure PMA.

D’après son expérience, lors des bilans échographiques, la femme se présente généralement seule.
Si le conjoint l’accompagne, il reste le plus souvent en salle d’attente pendant le temps d’examen. L’échographie étant réalisée par voie endovaginale, la femme est installée dans une position qui peut être inconfortable.
Lors du premier bilan, la femme a une attitude ambivalente.
Celle-ci est angoissée à l’idée qu’on lui trouve une anomalie organique ou fonctionnelle. Cependant, celles que le Dr a eu l’occasion de rassurer sont très souvent déçues que l’on n’apporte aucun diagnostique à leur infertilité.
Et un nouveau type d’angoisse les envahit : Alors pourquoi je n’arrive pas à être enceinte si tout est normal ? Que va-t-on pouvoir me proposer ?

« Lors de chaque échographie, j’essaie d’expliquer tout le déroulement de l’examen, tout ce que je vois, quitte à donner des détails anatomiques qu’elles ne connaissent pas ou mal, pour ne pas laisser le silence s’installer, source d’angoisse. Il faut essayer d’être le plus clair possible et dans chaque cas, leur expliquer qu’il y a une solution thérapeutique ou d’AMP possible (sauf stérilité avérée). Je précise que les progrès dans l’AMP sont considérables et qu’il faut faire confiance aux spécialistes qui vont les prendre en charge (gynécologues spécialisés dans l’infertilité)
J’explique qu’il est important de ne pas trop stresser et si possible d’avoir un suivi psychologique adapté.
Lorsque les patientes reviennent pour un suivi de stimulation, elles m’apparaissent alors beaucoup plus au courant des attentes des gynécologues concernant l’aspect de leurs follicules et de l’endomètre. Elles discutent beaucoup plus « technique ».
Elles sont extrêmement heureuses quand la stimulation semble efficace. Si cela n’est pas le cas, j’explique que les réactions au même traitement sont très variables d’une femme à l’autre et que peut-être un autre traitement lui conviendra mieux. Ceci afin de ne pas laisser la patiente découragée après mon examen.
Les patientes qui consultent pour une énième stimulation ou FIV me paraissent beaucoup plus désabusées et semblent parfois avoir baissé les bras moralement même si elles sont dans un parcours d’AMP.
Le conjoint qui est présent lors de l’échographie est souvent maladroit et ne pose pas forcément les bonnes questions. J’ai l’impression que la femme s’exprime plus librement et semble moins énervée quand elle est seule. » Docteur Barrali-Golstenne

Comme l’explique le Dr Emmanuelle Barrali, le suivi psychologique est primordial pour les couples qui souhaitent fonder une famille.
Grâce à l’accompagnement d’un professionnel, ils seront dans la mesure de comprendre les différentes étapes et les appréhender de la meilleure manière pour tomber enceinte et fonder une famille.
Grâce à la liberté de la parole, il n’y a plus de barrières ni de culpabilité.

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