LES FICHES HYGIÈNE DE VIE :
Le rôle de l’IMC sur les troubles de l’ovulation

Comment ça fonctionne ?

L’indice de masse corporelle, également connu sous le nom d’IMC, permet de savoir si le poids d’une personne est adapté à sa taille.
Créé dans les années 1840 et validé par l’OMS, il donne la possibilité de connaitre son poids idéal. Facile à utiliser, le calcul est davantage fait par les médecins pour connaitre l’état nutritionnel d’une personne.
Ainsi, il permet de diagnostiquer une dénutrition, une maigreur, un surpoids ou une obésité.
Un IMC normal est compris entre 18,5 et 25. En dessous de 18,5, la personne est considérée comme trop maigre avec une insuffisance pondérale. Au-dessus de 25, c’est du surpoids. À partir de 30, on parle d’obésité.
Or face à ces chiffres, certains médecins ont établi un lien entre troubles d’ovulation et IMC.

L’impact de l’IMC sur l’ovulation

Les femmes trop maigres ont des troubles d’ovulation. Les femmes touchées également par des problèmes de fertilité sont celles en surpoids, voire en obésité.
Selon le rapport de l’OMS, en 2018, 60% des Européens sont concernés par le surpoids. Or, d’après les dires du Dr Isabelle Cédrin-Durnerin, les troubles de l’ovulation sont multipliés par 3,7 chez toutes les personnes ayant un IMC supérieur à 32.
Par ailleurs, lors de la dernière enquête de périnatalité en 2016, les professionnels affirment que les risques d’infertilité sont multipliés par 3 car la qualité des ovocytes se dégrade. La Dr Lévy-Dutel, gynécologue, prend la parole sur ce sujet en indiquant que la graisse corporelle dérègle l’axe principal des cycles ovulatoires : hypothalamus-hypophyse-ovaires. Selon ses dires “Via ce dérèglement hormonal, un excès pondéral peut donc altérer la qualité de l’ovulation et, indirectement, celle de l’ovocyte et de la muqueuse utérine”.
Cependant, ce phénomène n’est pas réservé aux femmes. Le sperme des hommes obèses est bien moins riche en spermatozoïdes. D’après une étude française présentée lors congrès de l’European Society of Human Reproduction (ESHRE), l’obésité entraine des modifications hormonales et donc créer des changements au sein du sperme.
À noter qu’avoir un IMC trop élevé pendant la grossesse augmente les risques de fausse couche.

Comment contrôler son IMC ?

Des études démontrent que l’impact négatif de l’IMC est réversible. Cependant, le nécessaire doit être fait :
– Une perte de poids restaure les capacités à féconder. Une perte de de 5 à 10 % avec à une activité physique améliore l’ovulation naturelle.
– Consulter un professionnel pour être aidé et identifier les actions à mettre en place
– Adopter une alimentation saine et équilibrée
– Manger des fruits et des légumes en privilégiant une consommation biologique
– Avoir un suivi personnalisé et rigoureux auprès d’un médecin
– Éviter les mauvais gras
– Réapprendre à manger en s’intéressant davantage aux bienfaits de chaque aliment
– Appliquer les conseils nutritionnels afin qu’ils soient adoptés pour rester à vie

L’objectif étant de retrouver un équilibre alimentaire et faire baisser l’IMC ce qui pourrait entraîner une stimulation naturelle de l’ovulation.

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